homme en colère

Tu ressens de la colère. Tu exploses ou tu fuis ?

La colère, c’est pas bien. Tu le sais depuis que t’es petit.
Un bon garçon ne se met pas en colère, il est gentil. Ceux qui se mettent en colère sont vilains et capricieux.

Et tu as aussi compris très tôt qu’un homme ne montre pas ses sentiments. Les émotions sont taboues. C’est un truc de femme, pas d’un homme solide.
Si en plus ton père n’exprimait rien et ne t’as jamais appris à verbaliser tes émotions, tu ne sais même pas vraiment ce que c’est.

Alors, pour toi, la colère c’est quelque chose qui ne soit pas exister. Donc tu l’as bannie de ton vocabulaire personnel, et ton cerveau a appris à l’ignorer.

Pourtant, personne n’est dupe, la colère arrive parfois. Mais tu la refoules aussitôt puisqu’elle est indésirable. Tu l’évacues par le sport, par l’action, par une grande maîtrise de toi-même.

Et ça semble marcher.

Tu es devenu un maître dans l’art de la maîtrise, de la stabilité d’humeur, de la douceur apparente.

Sauf qu’en fait, une émotion, ça ne se détruit pas. Si elle n’est exprimée d’aucune manière, elle est stockée. Et ça s’accumule, ça gronde à l’intérieur. Comme dans une cocotte minute.

Et c’est exactement pour ça que ça explose parfois. Évidemment, plutôt auprès des proches. Ce sont eux qui prennent…
Ou alors l’amertume ou la critique prennent le dessus par moments.

Apprivoiser la colère

Nier la colère ne peut pas être la solution. Comme aucune autre émotion, d’ailleurs.
La gérer, ça commence par accepter qu’elle s’invite parfois. Reconnaître comment elle vient, ce qu’elle provoque en toi, dans ton corps.
Et alors il devient possible de la réorienter, de l’exprimer avec équilibre, de la remettre à sa juste place. Ou encore, de s’éloigner de ce qui met en colère, d’exprimer ses attentes avant qu’elles ne se transforment en frustration puis en colère.

Je me souviens des paroles d’un de mes formateurs à la prêtrise parlant de moi : « Josselin est un faux calme. » Parce que oui, j’avais jamais appris à exprimer d’émotions, je gardais tout pour moi, et ça bouillait à l’intérieur, même si je ne me l’avouais pas vraiment. Lui avait perçu quand même. J’avais construit une forteresse intérieure dont les émotions n’avaient pas vraiment le droit de sortir. En fait, ça m’étouffait. J’ai dû apprendre plus tard à apprivoiser mes émotions. Pour gagner en solidité intérieure, en paix avec moi-même et les autres.

Tout commence par toi. Par l’écoute de toi-même.
Ce n’est pas confortable au début, mais c’est libérateur.


Fais le quizz si tu penses manquer de confiance en toi, tu verras comment tu fonctionnes :

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