Changer de regard

Tu doutes d’être à la hauteur. Et tu n’as jamais pensé à changer de regard.

Rappelle-toi, la dernière fois que tu as dû parler en public, pour une présentation ou autre. Tu as tout soigneusement préparé. « Qu’est-ce que je dois dire exactement ? Qu’est ce qu’on attend de moi ? » Tu n’étais pas sûr d’être à la hauteur, par rapport à d’autres.

Donc tu as tout noté, de peur d’oublier quelque chose. Tu t’es répété le déroulé dans ta tête vingt fois pour ne pas oublier ton introduction ni le fil de ta présentation.
La veille au soir, à 22h30, tu relisais encore tes notes derrière ton ordi, pendant que ta femme finissait de plier le linge.

Tu voulais un truc béton. Donc tu as rajouté trois idées. « Faudrait pas que ce soit trop léger, trop simple. » Puis tu en as ré-enlevé une, trop compliquée.
Tu as fini par te dire que ça irait comme ça, mais sans être sûr.

Et au moment venu, le souffle un peu court au début et un léger tremblement dans les jambes, tu t’es lancé. Tu as déroulé précisément ce que tu avais préparé, avec maîtrise.
Mais cette petite voix restait : « est-ce que c’est bien ce que je fais ? »

Et oui, c’était très bien ce que tu as fait. Très propre. Même si tu n’as pas senti l’engouement.
Trop propre en fait, trop sage.

Changer de regard

La différence n’a rien à voir avec un manque de compétences.

Car elle vient de ton regard.

Soit tu restes avec la seule question que tu as toujours eue : « Est-ce que je vais bien faire, est-ce que ça va aller ? » Et tu te regardes pendant que tu parles.
Ou tu passes à celle-là : « De quoi ont-ils besoin d’entendre ? Qu’est-ce qui leur sera utile ? » Et tu les regardes.

Tony Robbins parle souvent de la nécessité de passer à l’action pour grandir en confiance. Ça, tu le sais et tu le fais. Mais il ajoute aussi la nécessité de se focaliser sur les gens qu’on sert, pas sur soi.

Parce que dans le deuxième cas, on reste centré sur soi, ses limites, ses peurs et ses doutes.

Mais ce qui change c’est de regarder les autres, ce dont ils ont besoin et qu’on peut leur apporter.

Et pour faire ça, il ne s’agit pas d’avoir déjà plus confiance en soi.
Il faut deux choses : se dire à soi-même : « Tu peux le faire. » Et choisir de changer de regard en se tournant vers les autres, vraiment.

Penser à partir des autres, c’est ça qui change tout.
Ça ne veut pas dire qu’on s’oublie. Mais qu’on sait suffisamment ce dont on est capable pour regarder ailleurs.


Fais le quizz si tu penses manquer de confiance en toi, tu verras comment tu fonctionnes :

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